Jusqu'au mot faim
Enfin la fin de cette histoire sans queue ni tête tenant en haleine les six milliards de lecteurs lisant mes élucubrations quotidiennes... Les trois épisodes précédents se trouvant ici, dans ce coin et le dernier se cache par là.

Un saut dans le temps et nous voici, elle et moi, dans mon salon en ce début de soirée, elle m'interroge sur la raison de ce tas de livres - auquel je n'ai pas touché depuis ce jour où elle me les a apporté. Je lui explique mes inquiétudes quant à mon ignorance sur la façon d'ouvrir les livres et elle se moque de moi - j'aime quand elle se rit de moi - en me montrant qu'il n'y a rien de plus simple. Malheureuse, qu'a-t-elle fait ? Elle n'a pas seulement ouvert un livre, elle vient de mettre fin à notre relation, comment se peut-il que je fréquente une personne qui ouvre mes livres ainsi ? Je lui prends le livre des mains, le mets sens dessus dessous, ouvre le livre vers son milieu, déchire la page, lui tends et lui demande de lire.
Silence, elle reste bouche bée et me dévisage, je lui renouvelle ma demande et elle fait mine de s'exécuter lorsqu'elle me répond qu'elle ne sait pas lire à l'envers... je l'aime ! Je me ferai à sa façon d'ouvrir mes livres ou je la changerai - la deuxième solution étant plus probable à la vue de mon peu d'ouverture d'esprit - mais dès lors, comment la quitter ? Elle vient de sauver notre relation et pour la remercier, dans un grand sourire, je la baise sur les lèvres. Elle semble touchée par cette considération et comme une réponse, elle ramasse les livres, les pose sur la table basse, attrape un crayon et écrit un mot doux sur la couverture. La soirée qui suivit me fut très agréable, nous l'avons passé à lire, à lire en nous.
C'est à ce moment là que j'ai compris, que j'ai appris que les livres ne s'ouvraient pas, ne se fermaient pas, ils s'écrivent dans les esprits, se lisent sur les visages, s'inventent dans les stylos et se délient dans les flammes. Dans ma vie, il y a un chapitre "toi" qui commença lorsque tu écrivis sur la couverture de ma vie ces quelques mots : "De toi, j'ai faim".


Un saut dans le temps et nous voici, elle et moi, dans mon salon en ce début de soirée, elle m'interroge sur la raison de ce tas de livres - auquel je n'ai pas touché depuis ce jour où elle me les a apporté. Je lui explique mes inquiétudes quant à mon ignorance sur la façon d'ouvrir les livres et elle se moque de moi - j'aime quand elle se rit de moi - en me montrant qu'il n'y a rien de plus simple. Malheureuse, qu'a-t-elle fait ? Elle n'a pas seulement ouvert un livre, elle vient de mettre fin à notre relation, comment se peut-il que je fréquente une personne qui ouvre mes livres ainsi ? Je lui prends le livre des mains, le mets sens dessus dessous, ouvre le livre vers son milieu, déchire la page, lui tends et lui demande de lire.
Silence, elle reste bouche bée et me dévisage, je lui renouvelle ma demande et elle fait mine de s'exécuter lorsqu'elle me répond qu'elle ne sait pas lire à l'envers... je l'aime ! Je me ferai à sa façon d'ouvrir mes livres ou je la changerai - la deuxième solution étant plus probable à la vue de mon peu d'ouverture d'esprit - mais dès lors, comment la quitter ? Elle vient de sauver notre relation et pour la remercier, dans un grand sourire, je la baise sur les lèvres. Elle semble touchée par cette considération et comme une réponse, elle ramasse les livres, les pose sur la table basse, attrape un crayon et écrit un mot doux sur la couverture. La soirée qui suivit me fut très agréable, nous l'avons passé à lire, à lire en nous.
C'est à ce moment là que j'ai compris, que j'ai appris que les livres ne s'ouvraient pas, ne se fermaient pas, ils s'écrivent dans les esprits, se lisent sur les visages, s'inventent dans les stylos et se délient dans les flammes. Dans ma vie, il y a un chapitre "toi" qui commença lorsque tu écrivis sur la couverture de ma vie ces quelques mots : "De toi, j'ai faim".

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