Ouvert à clef

Publié le par Nicolas

Elle est rentrée de bonne heure, je ne m'attendais pas à la voir si tôt mais c'est ce qu'elle voulait, me prendre sur le fait. Alors que j'étais confortablement installé sur le canapé du salon, j'ai entendu la clef tourner dans la serrure, j'ai tressailli tout en sachant que ça ne pouvait être qu'elle. La porte s'est ouverte sur elle, j'ai déposé le livre que je lisais et suis allé à sa rencontre mais avant même qu'elle n'ait dit un mot, j'avais compris qu'elle avait changé, elle n'était plus la même. Elle n'osait pas me regarder, sans nous parler, nous nous sommes dirigés vers le salon et nous sommes assis, face à face. Elle s'est ouverte à moi, ne m'a pas laissé le choix, elle voulait tout me dire, j'ai écouté sans sourciller, au fond de moi, je savais, elle ne m'apportait que les détails qui me renforçaient dans mon mutisme. Cependant, je n'avais pas imaginé la chose ainsi, tout était différent, même moi. En empruntant maints détours, elle finit de me détailler tous les méandres de son aventure et se tut. Au loin, l'air de l'adultère résonnait puis le silence se fit.
Publicité

Publié dans Séquences de vie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
avez vous pardonné ou compris?
Répondre
N
Comprendre c'est pardonner, non ?La vie continue alors autant ne pas s'arrêter à ces petites choses.
L
Erratum : "comme une histoire sans fin et un début à tout" lire évidemment : "comme une histoire sans fin est un début à tout"
Répondre
N
Ce qui fait, c'est lu ainsi.
L
Attention, une histoire sans commencement risque d'être interminable, comme une histoire sans fin et un début à tout et peut nous laisser sur la nôtre (de faim et d'histoire d'ailleurs...) Bon, sur ce, je vais me coucher...
Répondre
N
Vous allez vous coucher sur le papier ?Mon but n'étant pas de terminer l'histoire... et puis, les débuts et les fins n'en sont pas vraiment puisque tout continue mais parfois seulement dans les esprits.
F
Une impression de déjà vécu, ça fait tout bizarre.
Répondre
N
Etait-ce vous cette France ?
L
si vous saviez, pourquoi écouter encore plus de détails, n'était ce pas assez douloureux ....
Répondre
N
Je ne savais pas les détails et puis c'est sur les douleurs qu'on se reconstruit, non, je ne sais pas pourquoi écouter, peut être parce que j'aime trop écouter.