Lundi 31 octobre 2005

Chère cigarette,

        J'espère que vous me pardonnerez cette formule de politesse, mais plus sincèrement, j'ai la croyance que vous n'avez que le prix de cher. Je m'adresse à vous alors même que je ne vous connais pas mais avant toute chose, je dois vous prévenir qu'il s'agit ici d'en endroit non fumeur où vous n'êtes pas la bienvenue ceci dit, tout dépend comment vous vous présentez.

        Je vous écris pour vous demander de ne plus m’importuner dans mon quotidien où tout se passe très bien sans vous, ce n’est pas tant votre présence qui me dérange mais le parfum que vous dégagez lorsque vous vous consumez. Je vous accepte plutôt bien lorsque vous restez dans votre paquet au fond de la poche d’un congénère humain, mais s’il vous plaît, restez-y ! Je suis insupporté par le fait que vous veniez déranger ma quiétude alors même que je ne vous adresse pas la parole ni même un regard, ce monde est cruel, je vous l’accorde.

       Je sais que vous apportez beaucoup à tous vos amis, une haleine désagréable, des habits, des cheveux, des doigts qui sentent mauvais, des dents qui jaunissent, un teint blafard, dois-je continuer ? Je ne vais pas m'en priver, une condition physique déplorable, des toux matinales, le souffle court à la plus petite traversée en piscine, à la moindre pente de poudreuse, au sprint lors d'un match, ou même en montant les escaliers, en ferai-je trop ? Il ne s'agit que de ce que vous faites !

                            

       Mademoiselle Cigarette, je ne tiens pas à garder contact avec vous, je vous prierai de ne pas vous retourner, de me quitter sans pleurer, je ne vous embrasserai pas, pas même du bout des lèvres.

                Adieu.

Par Nicolas - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 30 octobre 2005
Est-il possible de photographier les vents ?

Ils sont insaisissables, on peut les sentir mais on ne peut pas les retenir, ils sont autour de nous, tout le temps présents et pourtant nous ne les avons jamais vu. Qu'ils se nomment Alizés, Bise, Blizzard, Bourrasque, Brise, Cyclone, Mistral, Mousson, Rafale, Sirocco, Typhon, Zéphyr ou autrement, nous faisons comme si nous les connaissions, mais les seules images que l'on a d'eux sont les résultats de leurs actions. Dans l'anonymat, les vents se portent et emportent un monde, un monde de pensées et de légéretés, qu'il serait bon d'être né vent.
Par Nicolas - Publié dans : Réflexions
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