Lundi 2 avril 2007
C'est du chinois ! L'expression se veut éloquente, néanmoins elle est un résumé peu fidèle de la diversité du chinois, ou plutôt des chinois. En effet, il existe sept principales langues utilisées en Chine, tout d'abord le très connu mandarin qui est la langue officielle du pays mais aussi la plus parlée au monde. Les six autres langues sont moins célèbres pour la simple raison qu'aucune autre n'est parlée par plus de cent millions de locuteurs, le mandarin étant usité par quelque huit cents millions (800 000 000) de Chinois et autres Taïwanais, Singapouriens, Vietnamiens et Cambodgiens.
J'ouvre ici une parenthèse : "(" pour signaler le fait qu'il existe une écriture qui était exclusivement comprise par les femmes, alors qu'à une certaine époque on interdisait aux femmes d'apprendre à lire et à écrire, elles se sont mises à transformer le mandarin de telle sorte qu'elles soient les seules à le comprendre. L'écriture Nüshu est aujourd'hui disparue puisque la dernière femme à savoir l'employer est morte le 20 septembre 2004. D'ailleurs, un phénomène peu connu est la disparition des langues, aujourd'hui on dénombre entre 3000 et 7000 langues, cette estimation est très large du fait de la distinction un peu floue entre une langue et un dialecte. Cela mis à part, la moitié de ces langues sont en voie de disparition (!) et il est estimé, qu'en moyenne, une langue disparaît toutes les deux semaines ! La mienne pouvant encore servir, je la garde et ne la donne pas au chat mais, éventuellement, à sa femelle (les critiques sur cette blague d'une véritable bassesse seront acceptées avec humilité).

En attendant la suite, je vous donne la traduction des sinogrammes de cet article : "Au gré du vent" et la version latinisée approcherait cela : "Màn wú mù biāo"... ça se prononce comme ça s'écrit alors vous pouvez vous y essayer mais en respectant bien les accentuations.
Par Nicolas - Publié dans : Evasion
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 1 avril 2007
Cela fait presque une heure qu’il marche sans respecter le chemin tracé pour les piétons, sa liberté, c’est de ne pas faire ce qu’il serait logique de faire. Ses chaussures et ses vêtements sont boueux, le sol est encore humide alors Monsieur Iksse s’assoit sur un tronc couché, une pause pour panser ses plaies, il prend la pose du penseur sans plaid. Il se réchauffe avec des pensées, cela ajoute au contraste, sa tristesse n’en ressort que mieux et ici, loin de tout, il se laisse enfin aller, toutes les larmes qu’il a retenu coulent sur ses joues. Le ciel s’assombrit, le soleil va se coucher, Monsieur Iksse aussi, il faut maintenant rentrer.

Extrait de Monsieur Iksse : I have a dream.
Par Nicolas - Publié dans : Monsieur Iksse
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Samedi 31 mars 2007
Chaque jour, environ 30 000 enfants meurent de faim et par manque de soins.


Il y aurait tellement de choses à en dire que je préfère me taire.
Par Nicolas - Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 30 mars 2007

Nous sommes aujourd’hui, à l’instant, il est si bien dans ce milieu protecteur, rien ne le touche vraiment et pourtant il vit. Pas vraiment humain, il a les yeux fermés et personne ne sait ce qui se passe dans sa tête, dort-il ? Très probablement. Pourquoi n’est-il pas libre de ses rêves ? Pourquoi ses rêves ne lui appartiennent pas vraiment ? Prisonnier d’un monde et lorsqu’il se libérera de cette claustration pour arriver dans l’autre monde, dans notre monde, lorsqu’il ouvrira les yeux, il souffrira plus que tout autre. Il n’a pas le choix, la place vient à manquer il lui faut s’échapper du ventre de sa mère et ouvrir les yeux.

Extrait de Monsieur Iksse : I have a dream.

Par Nicolas - Publié dans : Monsieur Iksse
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 29 mars 2007
Un poème en vents, sans contrainte, sans ambition, sans prétention et s'en vont cent vents...

Qu'un vent tait ?
Le vent Dreux dit :
"Un vent d'heur
Et la chance vous sourit".
Vents dans jeux
Est naît dans le vent.
Nez dans l'évent
Temps, pette, errait colté.
Le vent se couchant,
La couche en se levant
Contre les vents amarrés
Les vents, lents, portent.
Un souffle comme leitmotiv
Se resserre en une étreinte
Il s'agit d'un vent sain
Qui suit l'inspiration du vent.
Les vents des airs déserts
S'inventent des illusions
Pour soulever les jupons
Et réinventer notre ère.


Et vous, comment voyez-vous le vent ? Comment "imagez"-vous l'invisible vent ?
Par Nicolas - Publié dans : Jeux de mots
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus